Royer-Collard et la Charte de 1814
DOI:
https://doi.org/10.17811/hc.v0i15.397Palabras clave:
Charte de 1814, doctrinaires, légitimité, libéralisme, préambule, représentation, souverainetéResumen
Longtemps considérée comme « un temps politique morne » (Pierre Rosanvallon), la période 1814-1848 suscite à nouveau l’intérêt ; la pensée libérale du moment a notamment fait l’objet d’un important réexamen depuis une grosse trentaine d’années (Tocqueville, Guizot, etc.). Mais Royer-Collard est un des libéraux les moins connus, alors qu’il fut la figure principale des doctrinaires et le premier concepteur d’un libéralisme de gouvernement. Sans doute faut-il chercher les raisons de sa moindre considération dans le fait qu’il n’exerça jamais directement le pouvoir et que son œuvre politique est réduite, pour l’essentiel, à des discours dont l’examen est toujours plus difficile. Quoi qu’il en soit, son itinéraire sous la Restauration peut surprendre : bien qu’il eût été le théoricien de la charte, il prit pourtant une part à la rédaction de l’Adresse des 221 qu’il présenta au roi en 1830. Faut-il penser qu’il fut un homme de raisonnement dominé par les circonstances ou doit-on admettre, qu’en dépit des apparences, il resta fidèle à ses convictions ? En cherchant à répondre à ces questions, on tentera de montrer que si la ligne de juste milieu fut certainement en son temps une réponse insuffisante au développement de la démocratie sociale, elle trouva par la suite, non sans quelques paradoxes, après l’établissement du suffrage universel, une nouvelle pertinence quand il s’agira d’enraciner la République et quand on croira nécessaire de soumettre la volonté nationale au respect de principes juridiques.
Fecha de envío / Submission date: 6/01/2014
Fecha de aceptación / Acceptance date : 11/04/2014
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